LES FOURBERIES DE SCAPIN THÉÂTRE / CRÉATION

13.12–23.12.22

D’APRES MOLIÈRE

MISE EN SCÈNE: OMAR PORRAS, TEATRO MALANDRO

En l’absence de leurs père et mère partis en voyage, Octave, fils d’Argante, et Léandre, fils de Mme Géronte, se sont épris l’un de Hyacinte qu’il vient secrètement d’épouser, le second de Zerbinette, une jeune esclave égyptienne. Au retour d’Argante, Octave, inquiet de ce que sera la réaction de son père à l’annonce de son union avec Hyacinte, et à court d’argent, implore le secours de Scapin, valet de Léandre…

Après avoir composé des grandes comédies classiques, des comédies-ballets et même une tragédie-ballet, Molière revient avec cette pièce à la grammaire théâtrale de la farce avec coups de bâtons, quiproquos et duperies et à celle de la Commedia dell’arte avec des figures de jeunes premiers, de vieux barbons et de zannis.

Molière, Omar Porras l’a lu et relu, l’a rêvé et a choisi aussi de le mettre en scène par trois fois: avec El Don Juan, Les Fourberies de Scapin et Amour et Psyché. Dans tous les cas, il s’est agi de concilier les objectifs du théâtre d’art –en développant un style, pictural et irréel, ou décalé et explosif– et les aspirations d’un théâtre populaire – touchant le plus grand nombre par le plaisir d’un théâtre de la fête, la force du plateau qu’il construit et la puissante vitalité du rire qu’il suscite : une gageure !

Reprendre Les Fourberies de Scapin, créées en 2009 à Genève, c’est aussi militer pour la reprise du répertoire, en plus de s’inscrire dans une année 2022 particulière : celle des 400 ans de la naissance de cet auteur !

Ce spectacle a été créé en mai 2009 au Théâtre de Carouge (coproducteur), à Genève, dans sa première version.

MOLIÈRE – Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622-1673), a marqué durablement l’histoire du théâtre en donnant ses lettres de noblesse à la farce et en créant de nouveaux genres : la comédie classique et la comédie-ballet (avec sa variante, la tragédie-ballet), l’ancêtre de la comédie musicale à la française. Lorsque Molière écrit cette comédie en prose en trois actes, en 1671 (Les Fourberies de Scapin) au Théâtre du Palais-Royal, il est l’auteur de plus d’une trentaine de pièces et à la tête d’une troupe qui porte le nom du roi Louis XIV. Sa notoriété est sans pareille. C’était l’année où était attendue Psyché au Palais-Royal, mais la salle des machines où elle devait être créée nécessitait des travaux plus longs que prévus. Les Fourberies de Scapin furent écrites dans l’urgence pour faire face à ce retard : dix-huit représentations en furent données avant que la première de Psyché fût possible.

OMAR PORRAS — Après avoir grandi en Colombie, Omar Porras arrive à Paris à l’âge de 20 ans, en 1984. Il fréquente d’abord la Cartoucherie de Vincennes, découvre, fasciné, le travail d’Ariane Mnouchkine et de Peter Brook, fait un bref passage dans l’École de Jacques Lecoq, travaille avec Ryszard Cieślak, puis rencontre Jerzy Grotowski – ce qui l’incite à s’intéresser aux formes orientales (Topeng, Kathakali, Kabuki). Il fonde le Teatro Malandro à Genève en 1990, affirmant une triple exigence de création, de formation et de recherche.

Son répertoire puise autant dans les classiques avec Faust de Marlowe (1993), Othello (1995) et Roméo et Juliette (2012 en japonais) de Shakespeare, Les Bakkhantes d’Euripide (2000), Ay! QuiXote de Cervantès (2001), El Don Juan de Tirso de Molina (2005 ; 2010 en japonais), Pedro et le Commandeur de Lope de Vega (2006), Les Fourberies de Scapin (2009) et Amour et Psyché de Molière (2017), Le Conte des contes (2020) que dans les textes modernes avec La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt (1993 ; 2004 ; 2015), Ubu roi d’Alfred Jarry (1991), Strip-Tease de Slawomir Mrozek (1997), Noces de sang de García Lorca (1997), L’Histoire du soldat de Ramuz (2003 ; 2015 ; 2016), Maître Puntila et son valet Matti de Brecht (2007), Bolivar : fragments d’un rêve de William Ospina (2010), L’Éveil du printemps de Wedekind (2011) et La Dame de la mer d’Ibsen (2013). Il explore l’univers de l’opéra avec L’Elixir d’amour de Donizetti (2006), Le Barbier de Séville de Paisiello (2007), La Flûte enchantée de Mozart (2007), La Périchole d’Offenbach (2008), La Grande-Duchesse de Gérolstein (2012), Coronis (2019) et celui de la danse avec Les Cabots, pièce imaginée et interprétée avec Guilherme Botelho de la Compagnie Alias (2012). Il interprète également La Dernière Bande de Samuel Beckett, mise en scène par Dan Jemmett (2017), et Ma Colombine de Fabrice Melquiot (2019), un seul-en-scène poétique qui raconte sa jeunesse en Colombie et sa rencontre avec le théâtre, mais nous avons pu le retrouver au plateau avec sa troupe avec Carmen l’audition et Pour Vaclav Havel  (2021).

Il a reçu plusieurs distinctions dont, en 2014, le grand prix suisse du théâtre/ Anneau Hans-Reinhart et dirige depuis 2015 le TKM-Théâtre Kléber-Méleau.

ÉQUIPE ARTISTIQUE:

Mise en scène : 
Omar Porras
Assistanat à la mise en scène :
Marie Robert
Adaptation et dramaturgie : 
Omar Porras et Marco Sabbatini
Collaboration artistique : 
Alexandre Ethève
Scénographie et masques : 
Fredy Porras
Musique : 
Erick Bongcam et Omar Porras (avec la collaboration de Christophe Fossemalle)
Création lumière :
Omar Porras et Mathias Roche
Costumes :
Bruno Fatalot
Assistantes costumes :
Julie Raonison
Leïla Christen
Postiches, perruques et maquillages :
Véronique Soulier-Nguyen
assistée de Léa Arraez
Accessoires :
Laurent Boulanger
Construction décor :
Jean-Marc Bassoli
Alexandre Genoud
Olivier Lorétan
Yvan Schlatter
Noé Stehlé
Peinture décor :
Béatrice Lipp
Lola Sacier
Régie générale :
Gabriel Sklenar
Régie son :
Emmanuel Nappey
Ben Tixhon
Régie lumière :
Marc-Etienne Despland
Denis Waldvogel

Avec :
Olivia Dalric
Peggy Dias
Karl Eberhard
Alexandre Ethève
Caroline Fouilhoux
Pascal Hunziker
Laurent Natrella
Marie-Evane Schallenberger

Production et production déléguée :
TKM Théâtre Kléber-Méleau, Renens

Avec le soutien des Amis du TKM et du Pour-cent culturel Migros.

Ce spectacle a été créé en mai 2009 au Théâtre de Carouge (coproducteur), à Genève, dans sa première version.

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