Dans une société où l’attention se focalise sur l’instantanéité et où le souvenir se perd au profit du furtif, le texte de Carole Martinez évoque les héritages invisibles faits de désir, de silence et de révolte qui traversent les générations. Entre ombre et lumière, le spectacle interroge ce que l’on reçoit, ce que l’on tait, et ce que l’on choisit enfin de libérer.
Cinq cœurs de femmes, remplis de secrets, battent dans la vieille armoire de Lola Cam. Ils racontent une histoire qui a commencé en Andalousie, il y a plus d’un siècle. Cet héritage ancestral, Lola le porte, comme ses aïeules avant elle. Générations après générations, les femmes de sa famille se transmettent des cœurs en tissu renfermant des papiers sur lesquels elles ont inscrit leurs vies, leurs vérités et leurs mystères. L’interdiction de les ouvrir est absolue.
Un jour, l’un des cœurs éclate.
Un autre, une autrice de roman s’établit dans le village.
C’est l’évidence.
Passant du roman à la scène, Martine Corbat et la dramaturge Carine Corajoud rentrent dans la langue de Carole Martinez comme on s’aventurerait pas à pas dans une forêt, avec ses ombres et ses silhouettes, entre merveilleux et réel. Un discours sur notre résilience face au poids du passé ; celui de nos ancêtres et de cette mémoire collective qui nous unit. Sommes-nous écrits et prédestinés par ceux qui nous ont précédés ?
D’après
Les Roses fauves de Carole Martinez
© Éditions Gallimard, 2020
ÉQUIPE DE CRÉATION
Mise en scène
Martine Corbat
Adaptation et dramaturgie
Carine Corajoud
Martine Corbat
Assistanat mise en scène
Fanny Holland
Scénographie
Anna Popek
Musique live et composition
Julien Israelian
Pierre Omer
Vidéo live
Camille de Pietro
Collaboration vidéo
Jonathan Braun
Lumière
Charlotte Curchod
Laurent Schaer
Son
Michael Seabra
Costumes
Irène Schlatter
Art plastique et accessoires
Judith Dubois
Coiffure et maquillage
Katrine Zingg
Avec
Charlotte Filou
Paola Pagani
Dylan Poletti
Lola Riccaboni
Production
Théâtre LE POCHE – Genève