27.02—18.03.18

Mardi 27 : 19h
Mercredi 28 : 19h
Jeudi 1 : 19h
Vendredi 2 : 20h
Samedi 3 : 19h
Dimanche 4 : 17h30
Lundi 5 : relâche
Mardi 6 : 19h
Mercredi 7 : 19h
Jeudi 8 : 19h
Vendredi 9 : 20h
Samedi 10 : 19h
Dimanche 11 : 17h30
Lundi 12 : relâche
Mardi 13 : 19h
Mercredi 14 : 19h
Jeudi 15 : 19h
Vendredi 16 : 20h
Samedi 17 : 19h
Dimanche 18 : 17h30

 

 

L’ILIADE LE CHOIX D’ACHILLE Création

TEXTE : DOMENICO CARLI & MICHEL VOÏTA
MISE EN SCÈNE : MICHEL VOÏTA

Antoine Vitez nous invitait à «faire théâtre de tout», un adage dont a su se saisir Michel Voïta… en choisissant comme matière théâtrale pour sa nouvelle création un épisode de cette épopée au fondement de notre culture, L’Iliade d’Homère. Ce faisant, il s’agit de réfléchir ensemble à la violence de ces héros de légende et à la nôtre, penseurs et poètes comme guides possibles, de Simone Weil à Hannah Arendt en passant par René Char, en une traversée salutaire.

À l’intérieur du récit de guerre que constitue L’Iliade, Michel Voïta choisit de nous faire partager les interrogations d’Achille, le fils de Pélée (roi de Phthie) et de Thétis (une Néréide). Il revient sur cet épisode où Agamemnon, après avoir eu comme tribut Chryséis, la fille d’un prêtre troyen d’Apollon, s’octroie Briséis, butin de guerre d’Achille, qui s’en offusque et s’enferme sous sa tente, refusant de combattre, jusqu’à la mort de Patrocle qu’il venge en décimant les Troyens et en affrontant en combat singulier Hector.

Achille fait le choix d’une « gloire impérissable », soit d’une vie auréolée d’héroïsme, mais fauchée en pleine force de l’âge – ce qui l’immortalise. Ne serait-ce pas là la clef du désir d’une vie intense et brève? Ne peut-on faire de ce choix d’Achille une exégèse allégorique et y voir la soif d’absolu de l’homme qui opte pour l’excès passionnel, même si celui-ci doit se payer d’une mort prématurée ? Une problématique qui fait écho à cette recrudescence de violences au nom d’un idéal à laquelle nous assistons aujourd’hui, la fiction et le théâtre venant faire écho au réel.

HOMÈRE – Poète (ou aède) du VIIIe siècle avant J.-C., Homère a composé les deux œuvres liminaires de l’histoire littéraire occidentale: L’Iliade (15337 vers) et L’Odyssée (12109 vers). La première de ces épopées a pour objet la prise de Troie (ou d’Ilion) par les Grecs au terme de dix ans de guerre ; la seconde raconte le retour d’Ulysse, après la Guerre de Troie, pour rejoindre les siens à Ithaque après un périple également de dix années.

MICHEL VOÏTA – Pendant sa formation à l’École du TNS entre 1974 et 1977, Michel Voïta est confronté à un théâtre donné comme «narratif», celui de Bernard Chartreux, de Michel Foucher et Denise Peron, ou encore de Bernard-Marie Koltès. Rien d’étonnant donc qu’il se lance ensuite dans la mise en scène avec Lenz de Georges Büchner (1983), L’Énéide de Denis Guénoun (1988) et Grandes Espérances de Kathy Acker (1990), et même dans l’écriture d’une forme narrative comme avec Comment ça va, Zassetski ? (1999-2001), ou qu’il choisisse d’adapter pour des lectures-spectacles Le Pas, hors du pays des morts de Denis Guénoun (1992), la Lettre au père de Franz Kafka (2008), Proust – Dire Combray (2014) et Camus – Dire Noces (2017) – autant de projets soutenus par la Fondation du Théâtre Adélie.

ÉQUIPE DE CRÉATION

Mise en scène :
Michel Voïta

Assistante à la mise en scène :
Florence Quartenoud

Scénographie :
Valérie Jung

Costumes :
Cidalia Da Costa

Direction technique :
Gabriel Sklenar

Création lumière :
Hervé Audibert

Coordinatrice Théâtre Adélie II
Laurence Voïta

Administratrice Théâtre Adélie II
Claudine Corbaz

 

Avec :
Carine Barbey
Séverine Bujard
Jérôme Chapuis
Yves Jenny
Yasmina Rémil
Laurent Sandoz
Frank Semelet

 

Production :
TKM Théâtre Kléber-Méleau Théâtre Adélie

Avec le soutien de :
Canton de Vaud,
Pour cent-culturel Migros,
Fondation Leenaards,
La Loterie Romande,
Ernst Göhner Stiftung,
SIS (Schweizerische Interpretenstiftung). .