24.10—18.11.18

Mercredi 24 : 19h
Jeudi 25 : 19h
Vendredi 26 : 20h
Samedi 27 : 19h
Dimanche 28 : 13h30
Mercredi 31 : 19h
Jeudi 01 : 19h
Vendredi 02 : 20h
Samedi 03 : 19h
Dimanche 04 : 13h30
Mardi 06 : 19h
Mercredi 07 : 19h
Jeudi 08 : 19h
Vendredi 09 : 20h
Samedi 10 : 19h
Dimanche 11 : 13h30
Mercredi 14 : 19h
Jeudi 15 : 19h
Vendredi 16 : 20h
Samedi 17 : 19h
Dimanche 18 : 13h30

UNE CHAMBRE EN INDE

Une création collective du Théâtre du Soleil dirigée par Ariane Mnouchkine

« Comme des réfugiés de l’Histoire », nous rejoignant en un fleuve invisible, nous invitant dans une chambre, en Inde, au cœur battant de l’humanité, Ariane Mnouchkine et sa troupe viennent partager avec nous ce désarroi qui peut être le nôtre face au chaos du monde, pour mieux galvaniser nos forces, cicatriser nos peurs par un rire salvateur, réaffirmer ensemble l’importance de l’art, la force des messages de paix et d’amour face au pire.

Après un cycle indien aux couleurs du Kathakali, de ses mythes et de ses sonorités, le TKM et ses partenaires vous invitent cet automne à un rendez-vous historique avec le Théâtre du Soleil, une troupe qui, depuis plus de cinquante ans, ne cesse de révéler le monde, en une fête de l’imagination au croisement des cultures.
Une Chambre en Inde est l’histoire de Cornélia qui, devant prendre au pied levé la tête d’une troupe de théâtre et remplacer le metteur en scène, Lear, sous le choc des attentats de novembre 2015, se voit confier la mission de construire un spectacle sur l’état du monde, sur « le sort abominable fait aux femmes », « la pauvreté », « la montée des violences », « la guerre de l’eau », « les victoires des Théocraties », « la faiblesse des Démocraties qui ne défendent plus leurs valeurs». Commence alors un kaléidoscope de visions cathartiques, un spectacle épique et hors du commun, où trente-quatre comédiens, de treize nationalités différentes, nous saisissent, nous enthousiasment, font fleurir derrière le cauchemar, le rêve.

ARIANE MNOUCHKINE – Née en 1939, Ariane Mnouchkine fait ses débuts au théâtre à l’Université de la Sorbonne : c’est alors qu’elle fonde le Théâtre du Soleil en 1964 avec les bases de sa troupe. Durant ces cinquante-trois premières années de compagnie, Ariane Mnouchkine a reçu les plus grandes distinctions du spectacle vivant pour ses créations de théâtre (notamment un Molière et le prix du Syndicat de la Critique en 2010, la Goethe-Médaille décernée par le Goethe-Institut de Weimar en 2011 et le Prix Stanislavsky de Moscou pour sa « contribution à l’art théâtral mondial » en 2012). En 2018, elle remporte deux Molières : le Molière du meilleur spectacle de théâtre public et le Molière de la meilleure mise en scène pour Une Chambre en Inde.

LE THÉÂTRE DU SOLEIL – En 1970, Ariane Mnouchkine et une équipe d’artistes investissent la Cartoucherie (une ancienne usine militaire située en banlieue parisienne) pour y construire un théâtre engagé et populaire, doté d’une salle de 560 places et dans lequel, depuis sa fondation, de nombreuses créations ont eu lieu. En quarante-huit années d’existence, la Cartoucherie, située en région parisienne à Vincennes, est devenue un haut lieu de création regroupant aujourd’hui quatre théâtres (Le Théâtre du Soleil, le Théâtre de l’Epée de Bois, le Théâtre de l’Aquarium, le Théâtre de la Tempête), l’Atelier de Paris de Carolyn Carlson (qui a succédé au Théâtre du Chaudron), l’ARTA (l’Association pour la recherche sur les traditions de l’acteur) et l’ARRT (l’Atelier de recherche et réalisation théâtrale).
Modèle unique dans le monde théâtral francophone, le Théâtre du Soleil est formé depuis 1964 par un collectif rassemblant comédiens, artisans, musiciens et personnel administratif qui partagent systématiquement tout travail (artistique, technique, administratif et domestique) et dont les salaires sont tous égaux. Investi dans le théâtre, tout comme dans la société qui l’entoure, ce collectif est un modèle pour tous, comme troupe et aventure humaine.
Laboratoire, le Théâtre du Soleil est en effet devenu une scène unique en son genre et reconnue dans le monde entier pour la force de ses créations, loin de tout réalisme, finement esthétisantes, développant constamment une poésie aux images fulgurantes, ouverte à l’international et fortement influencée par des cultures de l’Orient, mais toujours en prise indirectement avec les préoccupations sociales et politiques de son époque.
Le Théâtre du Soleil est un espace de sacerdoce et de renouvellement constant, la transmission étant au cœur de ses préoccupations ; un espace de résistance, fait d’une troupe de quatre générations, de quatre-vingts à cent personnes, chacun de ses membres étant porteur de cultures et traditions particulières susceptibles d’être transmises au sein du groupe et pouvant alimenter ses créations. Pour un spectacle comme Macbeth, la troupe réunit quarante-deux personnes sur scène (de vingt-quatre nationalités différentes) ; pour Une Chambre en Inde trente-quatre personnes (de treize nationalités différentes).
Le Théâtre du Soleil est aujourd’hui un monument du théâtre contemporain ; il représente un bastion du théâtre populaire en acte, « élitaire pour tous » comme le disait Antoine Vitez et se plaît à le réaffirmer après lui Ariane Mnouchkine, c’est-à-dire transgénérationnel, trans-social et international, mais aussi où le public est au cœur du processus de création, destinataire et partenaire direct tout à la fois.
Citons L’Indiade ou L’Inde de leurs rêves (1987), un hommage à Gandhi ; Les Atrides (1990-1992), nourries de formes indiennes traditionnelles comme le Kathakali et le Kutiyattam, mais aussi du folklore arménien ; Le Tartuffe (1995) recontextualisé dans une Algérie mise au pas par les Islamistes ; Tambours sur la digue (1999) qui se nourrit du Bunraku, une tradition marionnettiste japonaise ; Le Dernier Caravansérail (2003) qui met sur la scène notre époque de déplacés politiques, de trafics et d’exactions, d’exodes contraintes, en un jeu de miroir saisissant ; Les Éphémères (2006), une épopée contemporaine dans l’intime de nos vies sous la forme d’un récit à trente voix (où l’on nous parle par touches entrecroisées de la violence dans les foyers, de l’illettrisme, de la vieillesse et de la mort…) ; ou encore Macbeth (2014) qui reprend le fil d’un cycle shakespearien (1981-1984).
D’un spectacle à l’autre, le jeu de l’acteur est toujours organique et épique, stylisé, né de l’improvisation et des appuis de la musique de Jean-Jacques Lemêtre réalisée à partir d’instruments du monde entier, mais aussi de son invention. Et toujours Le Théâtre du Soleil nous parle de notre époque, avec Une Chambre en Inde, des affres de la création au Soleil, en un retour distancié sur soi, mais aussi de la situation des femmes dans le monde, des catastrophes écologiques, de la guerre en Syrie… Pour autant, cet arc-en-ciel de poètes qui constituent le Théâtre du Soleil parvient toujours par leur art à revivifier nos âmes et galvaniser nos forces : derrière le cauchemar se dessine le rêve.

 

L’origine du projet

Le Théâtre du Soleil est venu en Suisse romande en 1970 avec son spectacle 1789, La Révolution doit s’arrêter à la perfection du bonheur, puis en Suisse allemande avec Tambours sur la Digue en 2000. C’est donc la première fois qu’il revient en Suisse romande depuis 1970 !

L’idée d’accueillir le Théâtre du Soleil à Lausanne a germé au mois de décembre 2016, lorsque Omar Porras, le directeur du TKM, a assisté à une représentation d’Une Chambre en Inde à la Cartoucherie. Omar Porras s’est entretenu avec Ariane Mnouchkine qui lui a alors confié combien elle aurait plaisir à venir jouer en Suisse, avec sa complicité. De là est né le projet ambitieux de programmer Une Chambre en Inde dans la région lausannoise, à la condition qu’un lieu adéquat soit trouvé pour concrétiser cet accueil. Afin de mettre en place cet événement d’envergure, une association ad hoc a aussi été créée : Association pour la venue d’Une Chambre en Inde.

En février 2017, les représentants de la culture de la Ville de Lausanne, du Canton de Vaud et de la Ville de Renens, ainsi que la présidente du Conseil de Fondation du TKM ont fait le déplacement à Paris pour découvrir Une Chambre en Inde sur son lieu de création, la Cartoucherie. Ils ont été conquis par le projet de cet accueil, qui représente une chance unique pour le public de voir le Théâtre du Soleil en Suisse : un événement historique.

Forte de cet engouement, l’Association pour la venue d’Une Chambre en Inde a œuvré pour rendre possible ce projet et fédérer de nombreux soutiens et théâtres autour de cet événement.
Ariane Mnouchkine et son équipe ont donc accepté avec grand enthousiasme de travailler sur leur venue à Lausanne, et ont réservé la première période de leur calendrier de la saison 2018-2019.

 

Collaboration

Sous l’impulsion du TKM et de son directeur Omar Porras, plusieurs théâtres romands se sont associés pour permettre la venue du Théâtre du Soleil, cette troupe exceptionnelle. Tout d’abord le Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, et son directeur Jean Liermier, fidèle partenaire du TKM autour de nombreux projets, s’est tout de suite engagé en tant que coproducteur.

Puis ce sont, la Comédie de Genève, le Théâtre Benno Besson d’Yverdon-les-Bains, le Théâtre du Passage de Neuchâtel, le Théâtre Forum Meyrin, le Théâtre populaire romand de La Chaux-de-Fonds, le Théâtre Vidy-Lausanne et l’UNIL – La Grange de Dorigny, qui sont très vite devenus partenaires de cette grande aventure qui reflète la fédération que génère cet événement historique pour le théâtre en Suisse.

 

Retrouvez encore plus d’informations sur le site officiel de l’évènement.

 

ÉQUIPE DE CRÉATION

Une création collective du Théâtre du Soleil dirigée par Ariane Mnouchkine

Musique de Jean-Jacques Lemêtre en harmonie avec Hélène Cixous avec la participation exceptionnelle de Kalaimamani Purisai Kannappa Sambandan Thambiran

 

POUR LA VENUE EN SUISSE

Production :
Association pour la venue d’Une Chambre en Inde

Coproduction :
TKM Théâtre Kléber-Méleau Renens
Théâtre de Carouge-Atelier de Genève

Partenaires :
Comédie de Genève, Théâtre Benno Besson Yverdon-les-Bains, Théâtre du Passage Neuchâtel, Théâtre Forum Meyrin, Théâtre populaire romand La Chaux-de-Fonds, Théâtre Vidy-Lausanne, UNIL–La Grange de Dorigny

 

Avec le soutien de :
Canton de Vaud, Ville de Lausanne, Ville de Renens, la Fondation Sandoz, la Fondation Leenaards et plusieurs mécènes privés

Création :
À la Cartoucherie de Vincennes, le 5 novembre 2016.