Proust – Dire Combray

02.10—09.10.16

Récit : Michel Voïta

Dimanche 2 : 11h
Dimanche 9 : 11h

«Combray», du nom du village où le narrateur Marcel séjournait enfant, constitue la première partie de Du côté de chez Swann, le volume qui précède À la recherche du temps perdu, cette quête dans les abysses de la mémoire menée par Marcel Proust. C’est à partir de cette matrice que Michel Voïta a rassemblé trois extraits significatifs, des morceaux d’anthologie non dépourvus d’humour.

D’un passage à l’autre, nous croisons ainsi les figures de l’enfance, Françoise, la fidèle domestique du narrateur, Léonie, sa tante, Madame de Saint-Loup et bien d’autres encore. De fait, avec cette ouverture à son œuvre, il s’agit pour Marcel Proust de poser tous les personnages et les lieux dont il est question dans les volumes à venir en une galerie de portraits parfois incisifs, comme autant d’amorces. Proust – Dire Combray a cette même fonction d’invitation à entrer dans l’œuvre et à en savourer la puissance.

MARCEL PROUST – Il commence à écrire cette somme qu’est À la recherche du temps perdu de 1906 à 1922, soit entre 35 et 51 ans, sous la forme d’un vaste récit en sept volumes qui nous parle des souvenirs de son narrateur, Marcel, en une introspection qui dépasse le simple particularisme d’un individu pour se faire l’écho d’une société et d’une époque, sans complaisance, mais qui nous parle aussi de l’acte même d’écrire.

MICHEL VOÏTA – Comédien et metteur en scène franco-suisse pour le théâtre, le cinéma et la télévision. Après avoir suivi divers ateliers dirigés par André Steiger et Martine Paschoud, il entre à l’École supérieure d’Art Dramatique de Strasbourg dirigée par Claude Petitpierre et en ressort diplômé en 1980. Il joue aussi dans de nombreuses séries télévisées et occupe un des premiers rôles dans R.I.S Police scientifique de 2011 à 2013.

 

 

La capsule poétique d’Odile Cornuz

Proust vous effraie? Vous n’avez jamais pris un mois de congé pour vous plonger dans la Recherche ? Venez au moins tremper un orteil dans l’océan du grand œuvre : diction lumineuse, émotions de l’enfance chevillées au corps, intelligence du texte déployée par un diseur de génie. Glissez-vous dans le lit du jeune garçon qui espère tant le baiser maternel avant de dormir. Bercez-vous des ombres projetées par sa lampe. Laissez s’égrener le détail de ses souffrances et de ses joies – pour mieux plonger au cœur des vôtres et ainsi déplier votre rapport aux sensations.

 

 

PRESSE

24 Heures, 24 novembre 2014
«Avec Proust, Voïta réalise son “Sierre-Zinal à pieds nus”.»

La Tribune de Genève, 28 novembre 2014
«Proust, en veux-tu, en Voïta»

ÉMISSION RADIO

Les Matinales d’Espace 2, 16 septembre 2014