ONÉGUINE THÉÂTRE

21.02–05.03.23

D’APRÈS ALEXANDRE POUCHKINE

MISE EN SCÈNE : JEAN BELLORINI

Connaissez-vous Eugène Onéguine, ce roman d’Alexandre Pouchkine écrit entre 1821 et 1831— celui-là même qui inspira Piotr Tchaïkovski pour son opéra en 1878 et dont le personnage éponyme incarne la figure romantique de la jeunesse aristocratique mondaine de Saint-Pétersbourg, festive, adepte du luxe et désœuvrée ?

Vous souvient-il de tous ces ingrédients du romantisme, du spleen au duel fratricide en passant par l’amour impossible ? Il y est en effet question de l’héritage de domaines en campagne, d’une amitié « pour tuer le temps » avec Lenski, un jeune poète amoureux d’Olga, d’une jeune fille vertueuse, éconduite, Tatiana, mais aussi de trahison et de mort… Un classique est « une pièce d’or dont on n’a jamais fini de rendre la monnaie », disait à juste titre Louis Jouvet. Vous allez en faire l’expérience sensible à travers un dispositif scénique bi-frontal où chaque spectateur, équipé d’un casque audio, est invité à une plongée dans l’imaginaire, conduit par des voix, tantôt chorales, tantôt chuchotantes de cinq comédiens qui se mêlent parfois à une bande-son réalisée à partir d’extraits de l’opéra de Tchaïkovski.

Vous retrouverez l’équipe artistique d’Un fils de notre temps, avec son esprit de troupe, et la saveur de la traduction d’André Markowicz, cet orfèvre de la langue russe qui a mis près de vingt-huit ans à traduire les cinq mille cinq cent vingt-trois vers de ce roman, et su transmettre la saveur de la métrique russe et de la langue de Pouchkine.

ALEXANDRE POUCHKINE — Né en 1799 à Moscou dans une famille de la noblesse russe, il est l’arrière-petit-fils d’un jeune noir acheté à Constantinople et offert comme curiosité au premier empereur — qui lui assura une excellente éducation, fortune et carrière. Lecteur passionné dès sa jeunesse, Alexandre Pouchkine se consacre à la littérature au sortir du Lycée Impérial. Condamné à l’exil par le tsar Alexandre Ier pour avoir écrit des poèmes libertaires, il échappe à la Sibérie, mais doit se rendre en 1823 en Crimée et dans le Caucase. C’est alors qu’il écrit un roman en vers, Eugène Onéguine, parallèlement à de la poésie. Nicolas Ier devenu Tsar, clément, le fait revenir à la cour, mais le poète meurt d’une balle dans le ventre reçue en 1937 lors d’un duel, laissant une œuvre avec poèmes, contes, nouvelles et drames — dont Boris Godounov (1825), La Roussalka (1832) ou La Dame de pique (1933).

JEAN BELLORINI – Après avoir reçu une solide formation à l’École Claude Mathieu, Jean Bellorini crée à vingt-deux ans, en 2003, la Compagnie Air de Lune et met en scène la même année La Mouette, puis Yerma (2004), Oncle Vania (2006), L’Opérette (2008), Tempête sous un crâne (2010), Paroles gelées (2012), Liliom et La Bonne Âme du Se-Tchouan (2013), Cupidon est malade(2014), Un fils de notre temps et Moi je voudrais la mer (2015), Le SuicidéAntigoneKaramazovLa Cenerentola (2016), 1793, On fermera les mansardes, on en fera des jardins suspendusOrfeoErismena , Kroum (2017) et Un instant (2018).
En 2019, il met en scène Quand je suis avec toi, il n’y a rien d’autre qui compte. Depuis 2014, parallèlement à son activité de metteur en scène de théâtre et d’opéra, il dirige le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis.

ÉQUIPE ARTISTIQUE :

Mise en scène :

Jean Bellorini

Réalisation sonore :

Sébastien Trouvé

Assistanat à la mise en scène :

Mélodie-Amy Wallet

Composition originale librement inspirée de l’opéra Eugène Onéguine de Piotr Tchaïkovski

Enregistrée et arrangée par :

Sébastien Trouvé

Jérémie Poirier-Quinot

Flûte :

Jérémie Poirier-Quinot

Violons :

Benjamin Chavrier

Florian Mavielle

Alto :

Emmanuel François

Violoncelle :

Barbara Le Liepvre

Contrebasse :

Julien Decoret

Euphonium :

Anthony Caillet

 

Avec :

Clément Durand

Gérôme Ferchaud

Antoine Raffalli

Matthieu Tune

Mélodie-Amy Wallet

Spectacle créé le 23 mars 2019 au Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis (France)

Le texte est publié aux éditions Actes Sud, collection Babel.