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ÉLOGE DE L’OMBRE THÉÂTRE / CRÉATION

03.12–08.12.24

 

TEXTES :
JUNICHIRÔ TANIZAKI
ROBERT WALSER
RAINER MARIA RILKE

CONCEPTION, MISE EN SCÈNE ET INTERPRÉTATION :
HÉLÈNE CATTIN ET ANNA HOHLER

 

UNE PIÈCE POUR DEUX COMÉDIENNES ET UN BÂTIMENT DE LA CIE UN TOUR DE SUISSE

« Je m’en vais éteindre ma lampe électrique, pour voir », propose Junichirô Tanizaki à la fin de L’Éloge de l’ombre. Eh bien oui ! Laissons place à deux porte-falots, à des «appareilleuses d’ombres» et des nyctalopes, devenons nous-mêmes des noctambules et traversons cette ancienne usine à gaz qu’est le TKM en un voyage théâtral, poétique et sensoriel !

Pour sa troisième création, la Cie un tour de Suisse, avec Hélène Cattin et Anna Hohler, nous invite à écouter l’essayiste nippon qui s’interroge sur les qualités de la maison traditionnelle au Japon et les fondements de l’esthétique japonaise, au prisme du clair-obscur ou de la lumière tamisée et ses corollaires, l’élégance sensible, la volupté, la contemplation, l’éternité. Elle nous donne à entendre les mots de Tanizaki, mais également de Robert Walser et de Rainer Maria Rilke.

Ce faisant, c’est aussi notre propre rapport à l’ombre et à la lumière qu’Anna Hohler et Hélène Cattin nous invitent, elles aussi, à questionner : l’ombre, l’obscurité, les ténèbres restent aujourd’hui encore symboliquement associées au mal, à l’angoisse, à la mort.

Les questions soulevées par Tanizaki en 1933 sont particulièrement pertinentes à notre époque de déperditions énergétiques délétères. La Compagnie s’interroge ainsi sur nos besoins en termes de quantité de lumière pour vivre. Qu’avons-nous besoin de montrer ? Qu’avons-nous besoin de voir ? Et la lumière, ne serait-ce pas aussi… le pouvoir ?

JUNICHIRÔ TANIZAKI — Né dans une riche famille de marchands en 1886, Tanizaki parvient en 1908 à rentrer à l’Université impériale de Tokyo pour des études de Lettres, déterminé à devenir écrivain. Et de fait, il publie rapidement, notamment Le Tatouage (1910), Les Jeunes Garçons (1911), une série de nouvelles jugées sulfureuses, puis plus tard, Ma mère, mon amour (1919), Manji (1928)Le Goût des orties (1928), Rangiku monogatari (1930), Le Lierre de Yoshino (1931), Ashikari (1932), Éloge de l’ombre (1933). De son vivant tantôt dénigré pour les sujets scandaleux qu’il a pu aborder, tantôt adulé pour son exploration minutieuse des passions, à sa mort, en 1965, est créé au Japon le prix Tanizaki, une reconnaissance littéraire d’envergure.

LA CIE UN TOUR DE SUISSE — Codirigée par Hélène Cattin et Anna Hohler, la Cie un tour de Suisse, en complicité avec Pablo Fernandez alias FlexFab, crée « des objets théâtraux atypiques, joués hors plateau, dans des édifices ou des bâtiments dont l’architecture suscite la curiosité » – musées, friches industrielles, cave de Gilles Wannaz, un vigneron pas comme les autres du Lavaux… Après Être un bâtiment – ein Gebäude sein (en 2012 à la Datcha de Lausanne), La Transformation – Umbau (en 2016 à l’ancienne Chocolaterie Perrier à Chavannes-près-Renens), Éloge de l’ombre a été créée en juin 2024 à La Villa à Morges et est recréée cette saison dans un bâtiment à valeur patrimoniale, le TKM, une usine à gaz, théâtre depuis 45 ans, coeur battant d’un nouveau quartier en gestation.

 

ÉQUIPE DE CRÉATION

Conception, mise en scène, interprétation
Hélène Cattin
Anna Hohler

Création son, composition et régie générale
Pablo Fernandez alias FlexFab

Oreille extérieure, composition et conseil musical
Daniel Perrin

Œil extérieur, conseil scénographique et costumes
Jean-Luc Taillefert

Production
Cie un tour de Suisse

Coproduction
Théâtre Benno Besson – Yverdon-les-Bains

Avec le soutien de
Loterie Romande
Ville de Lausanne
Fondation Leenaards
Fondation Philanthropique Famille Sandoz
Fondation Culture du Bâti
Pour-cent culturel Migros
Forum de l’architecture de Bienne
La Villa – Morges