BEETHOVEN – LISZT

19.05.20

PHILIPPE CASSARD, PIANO
CÉDRIC PESCIA, PIANO

CONCERT

Beethoven dans son salon

Sur les 700 numéros d’opus que compte le catalogue de Liszt, la moitié sont des transcriptions pour piano d’œuvres symphoniques et lyriques : un genre très populaire au 19e siècle, tombé en désuétude avec l’avènement du disque. Parmi ces arrangements, beaucoup de paraphrases d’airs d’opéras classiques et romantiques, et une intégrale remarquable des symphoniques de Beethoven.

Beethoven pressent en 1793 déjà qu’une grande symphonie chorale pourrait naître de sa plume sur les vers de l’Ode à la Joie de Schiller. Il faut toutefois attendre près de deux décennies pour qu’il se décide à concrétiser cet ambitieux dessein. C’est l’époque où Vienne «la frivole» applaudit Rossini et son Barbier de Séville, et où Beethoven crée sa Missa solemnis, à laquelle s’apparente clairement le nal de la Neuvième. La création a lieu à Vienne en 1824, il tient lui-même la baguette et c’est un triomphe. Un véritable tour de force tant sa surdité est profonde ; on raconte qu’il n’aurait pas entendu les « hourras » du public et que c’est la soprano qui l’aurait tourné vers la salle en délire pour lui per- mettre de recevoir son ovation. Depuis, la symphonie est entrée dans la légende. De portée universelle, symbole de paix et d’unité, son Ode – dans une orchestration (très lucrative!) de Herbert von Karajan – est devenue l’hymne européen.

 

LUDWIG VAN BEETHOVEN / FRANZ LISZT
Neuvième symphonie en ré mineur op. 125
Transcription pour deux pianos

Philippe Cassard
Piano
Cédric Pescia
Piano

Production :
Association Ensemble enScène