25.05.18

Vendredi 25 : 20h

BACH PIANO : CÉDRIC PESCIA

… puis fuguer

Et une, et deux soirées de « petites fugues » préludées ! Mais savez-vous au fait ce qui se cache derrière ces deux mots – « prélude » et « fugue » ? Petite leçon d’histoire… prélude à d’autres soirées Bach sous les doigts de Cédric Pescia, qui annonce un cycle complet de son œuvre pour piano sur quatre ans.

Le sens premier du mot «prélude» se trouve dans son étymologie latine: «prae» (qui précède) et «ludere» (jouer). Un prélude est une improvisation qui précède le jeu, qui l’introduit. Elle doit permettre à l’interprète d’accorder son instrument ou de se familiariser avec ce dernier, et à l’auditeur d’acclimater son oreille. Dans la tradition française du XVIIe siècle, le prélude commence à être couché sur le papier mais conserve un caractère spontané dans sa notation. Durant la période baroque, l’écriture et la forme deviennent plus précises. La suite de danses est volontiers pré- cédée d’un prélude, de même que la fugue, dans le sillage de la tradition du ricercare. La «fugue»? Du latin «fugere» (fuir): une forme d’écriture contrapuntique basée sur l’imitation, qui donne l’impression à celui qui écoute que le thème est comme en fuite d’une voix à l’autre. À l’image du prélude, son origine (qui remonte au Moyen Âge) se situe dans le champ de l’improvisation – des chanteurs qui s’écoutent et se répondent – avant d’être fixée par des maîtres comme Palestrina.

BACH
Le Clavier bien tempéré,
Livre 2 – BWV 870 – 893
Début du cycle complet de l’œuvre
pour piano de Bach (sur quatre ans)
Cédric Pescia
Piano

Coproduction :
TKM Théâtre Kléber-Méleau Ensemble enScène