29.05.18

Mardi 29 : 20h

BRAHMS – SCHUBERT PIANO : RAN JIA

D’un bout à l’autre du clavier XIXe

Son premier enregistrement Schubert lui a valu un « Choc » du magazine Classica. La jeune pianiste chinoise Ran Jia a choisi deux sonates du Viennois pour débuter son récital. Face à elles: les Variations Haendel et les Trois Intermezzi de l’opus 117 crépusculaire de Brahms – proches de son tombeau… et de celui du siècle.

Il est difficile de concevoir qu’il y a cinquante ans à peine, les sonates de Schubert étaient encore inconnues du grand public. Et pourtant, quelle richesse! quelle au- dace! quel voyage elles proposent à nous autres Wanderer du XXIe siècle! Que s’est-il passé? Acteur central de la reconquête, Paul Badura-Skoda a son explication: «Prisonniers d’a priori hérités du XIXe siècle, on pensait que Schubert n’était l’homme que de ses Lieder et rejetait à peu près toute sa musique instrumentale. Ce qu’on lui reprochait en fait, c’était de ne pas être Beethoven ! Et là résidait justement tout son mérite: celui de ne pas être un pâle copiste mais un créateur à part entière. » Démonstration en un double la mineur. Puis le Brahms des dernières confessions. 1892. Vacances d’été à Bad Ischl, où l’on croise l’empereur François-Joseph. Loin des fastes – loin du monde même ! –, l’homme à la longue barbe grise couche Trois Intermezzi sur le papier: liberté de la forme pour «trois paysages d’automne qui restent dans la demi-teinte, le clair-obscur» (Claude Rostand).

SCHUBERT
Sonate pour piano no 4 en la mineur D537
SCHUBERT
Sonate pour piano no 14 en la mineur D784
BRAHMS
Trois Intermezzi op. 117
BRAHMS
Variations et fugue sur
un thème de Haendel op.24
Ran Jia
Piano

Coproduction :
TKM Théâtre Kléber-Méleau Ensemble enScène